JEverly Brothers recto'ai aussi récupéré plusieurs disques de rock un peu plus pointus, assez connus ou bien donnant envie de se faire connaître.

Une réédition (1980) de titres des Everly Brothers de 1960. Let it be me, une ballade sentimentale pas terrible, adaptation en anglais d'un titre de Bécaud et Delanoe ! Mais surtout Since you broke my heart, une magnifique ballade nostalgique, l'un de leurs meilleurs morceaux, avec en plus une belle photo de pochette où ils posent en pied, en costume noirs sur fond blanc, sans aucun lettrages.

Everly Brothers verso

Autre disque de 1980, mais pas une réédition, celui là : A pop song de Wreckless Eric (Stiff rds). Belle pochette façon punk, un collage de photos d’icônes du rock, en violet foncé sur fond rose. La 'pop song' est plustôt un rock un poil lourd, façon pub rock (même si le son et la voix sont biens) mais c'est surtout la face B, Reconnez Cherie, que j'apprécie, avec un coté frais et joyeux, très pop, pour le coup.

Un autre EP pas trop obscur, mais que je ne connaissais pas : Dean Reed, un chanteur américain de rock and roll au parcours singulier, qui après avoir été signé sur Capitol en 1958 à fini sa carrière en Europe de l'Est, sous le surnom d'Elvis rouge' du ses prises de positions pro-communistes ! Mais là c'est un disque des années américaines, fin 50's, avec son succès, Our summer romance, enjoué mais sage, dans un style un peu doo-wop, précédé par I ain't got you. Et deux titres un peu plus rock en face A : Annabelle et The search. Le tout emballé par une belle paire d'yeux bleus féminins sur fond rouge. Mais la musique me fait plus penser à un Buddy Hollie qu'à Elvis. Jolie pièce, en tout cas.

Dean Reed

Retour aux disques sans pochette, avec un 4-titres de Jimmi Frey, chanteur français yéyé de second plan, que je connaissais pour quelques reprises peu convaincantes de succès américains, sur Panorama, label dont le principal intérêt de ses productions est souvent les instrumentaux de James Award, situés en face B. Mais là, ce 4-titres sorti sur Fontana en 63 n'est pas mal du tout, avec une voix nerveuse et et un bonne orchestration rock (de Louis Marischal), le meilleur titre étant Ne me jette pas la pierre. Et les trois autres sont bons aussi : Si jamais tu m'abandonnais (slop), Si je t'avais (slow) et surtout Soufflé, un twist bien pêchu - avec en prime un petit solo d'orgue.

J'ai aussi sélectionné un petit Perry Como, chanteur américain façon Sinatra, un single assez enjoué et orchestré mais un peu trop commercial à mon goût : Hot diggity / Juke box baby (titre qui n'a rien à voir avec celui de Suicide, mais qui a du me pousser inconsciemment à mettre ce disque de coté, au cas où, dans l'espoir d'un improbable rapport entre les deux).

Et encore un autre américain, pas très connu mais quand même, dans le style ryhthm and blues cette fois : Gary U.S. Bond, avec le single sans pochette de son premier hit, en 1960, New Orleans. Très bon morceau, un classique (mais pas mal rayé, celui là ! Quasi-sûr que Seb en avait une version nickelle dans ses bacs de DJ). Et face B pas inoubliable, au titre prédestiné : Please forgive me (le tout sur Legrand Rds).

Gary U.S. Bonds - New Orleans

Ensuite un célèbre italien, Adriano Celentano, avec un bon 2-titres bien rock and roll sur un pressage italien de 1959 (Jolly Hi-Fi Rds) : Ciao ti diro' et Un'ora con te. Voilà le genre de truc connu, pas très rare (sans pochette mais en bon état), mais qui ne court pas les vides-greniers. Cool de trouver ça là et déjà presque inespéré, mais on n'était pas encore au bout de nos surprises !...

(à suivre)